Une crise au Chili

Par Anne-Claire Jacob

Le 18 Octobre dernier, le Chili a sombré dans une crise sociale sans précédent depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet en 1990. Eh oui, bien que notre chère France soit spécialiste en la matière, elle n’est bien entendu pas le seul pays à manifester haut et fort pour ce qu’elle croit juste. 

Crise sociale, un air de déjà-vu ?

Encore une ?? (Vous êtes vous exclamés).

Avec la grève généralisée qui sévit à Paris depuis le 4 décembre, le sort semble s’acharner sur nos têtes dirigeantes. D’ailleurs, savez-vous quel est l’élément déclencheur de cette crise au Chili ? 

Pause Replay vous le donne en mille : une augmentation de 3% du prix du ticket de métro aux heures de pointe. Décidément, les transports publiques ont la côte pour énerver tout le monde ces temps-ci. Mais ce point d’achoppement a déclenché un soulèvement d’une plus grande ampleur, car même après la suppression de cette mesure quelques jours après le début de la crise, cette dernière continue de plus belle, causant 23 morts et plus de 2000 blessés un mois et demi après le début de la mobilisation. 

Une crise d’une sacré ampleur

1,2 millions de manifestants défilant dans les rues de Santiago, dénonçant les inégalités au sein du pays. Eh oui, même avec son économie prospère et sa croissance continue depuis quelques décennies, les inégalités persistent au Chili. Notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé et des retraites. Et comme nous pouvons l’observer, la petite augmentation c’est la cerise sur le gâteau, ou carrément la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Le pays fait face au mécontentement de son peuple, les banques sont pillées, les commerces saccagés, les commissariats attaqués. 

Le pays a même dû renoncer à accueillir la conférence de l’ONU sur le climat, la COP25 qui a lieu en ce moment à Madrid. Le comble dans tout ça, c’est que le Chili s’était proposé il y a un an pour remplacer le Brésil, avec son nouveau président d’alors Jair Bolsonaro, climatosceptique. 

Quelles solutions Pinera propose-t-il pour résoudre cette crise?

Plus de 5 milliards de dollars. Wow, c’est pas rien ! En effet, le ministre des Finances Ignacio Briones a annoncé un plan de soutien à l’économie. Entre la création de nombreux (espérons-le) emplois, une augmentation des dépenses publiques en 2020, une aide financière aux PME, le gouvernement entend prendre de sérieuses mesures pour calmer cette crise. En plus de cela et comme si la crise ne suffisait pas, le pays est aussi victime d’une baisse de l’activité économique de 3,4% selon la banque centrale chilienne. 

Vous vous demanderez surement : pourquoi une telle baisse ? Elle est due quasi exclusivement à la paralysie des commerces et des services depuis le début de la crise, selon l’institut monétaire, prouvant ainsi le sérieux de ces événements. 

Par ailleurs, un référendum sera organisé en avril 2020 concernant la révision de la Constitution héritée de la dictature, donc plus tellement d’actualité. 

 

Cependant, il n’y a pas que le Chili qui peine à se sortir d’une crise. En effet, d’autres pays latino-américains comme l’Argentine, l’Équateur et la Bolivie sombrent dans les méandres de la crise économique. 

Références

Daniez, C. (2019). Chili : crise nationale inédite depuis la dictature. [online] LExpress.fr. Available at: https://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-sud/chili-crise-nationale-inedite-depuis-la-dictature_2105550.htm [Accessed 6 Dec. 2019].

LExpress.fr. (2019). Crise sociale au Chili : le gouvernement met plus de 5 milliards de dollars sur la table. [online]. Available at: https://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-sud/crise-sociale-au-chili-le-gouvernement-met-plus-de-5-milliards-de-dollars-sur-la-table_2109758.html [Accessed 6 Dec. 2019].

 

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