Vacances, Voyage, Tourisme… 3 mots similaires pourtant bien différents

Par Anne-Claire Jacob

Cet article a pour objectif d’attiser votre curiosité afin d’en savoir plus sur ce sujet: des spécialistes très qualifiés donnent des réponses précises et pleines de bon sens dans les articles que vous trouverez en référence.
Bonne lecture !

Qui ne rêve pas au travail, face à son bureau, de partir au soleil, au bord d’une eau bleue turquoise, ou à la montagne, respirer l’air pur et faire des randonnées, ou encore à l’étranger et découvrir une culture différente ?
Certainement beaucoup qui liront cet article 😉

Il est vrai que notre travail, actuellement, nous laisse peu de temps libre : cinq semaines de congés pour les plus chanceux mais cela peut se résumer à une ou deux s’il y a beaucoup de travail dans l’année… Il est donc normal de vouloir s’aérer la tête dès qu’on le peut, et quoi de mieux que de partir loin de notre lieu de vie pour “déconnecter”?

En effet, selon François Baumann spécialiste de l’épuisement (et oui, cela existe bel et bien ! Vu le monde dans lequel on vit, cela n’a rien d’étonnant si on y réfléchit…), il est indispensable de prendre des vacances si vous ne voulez pas perdre la boule ou faire un burn-out… Mais à quelle fréquence ? Deux semaines semblent être un bon compromis car moins, on ne profite et ne se repose pas assez, alors que plus, vous n’aurez presque aucune réserve pour le reste de l’année !

Mais avec notre société du XXIe siècle, on peut se demander si ce qui nous motive à partir en vacances est notre envie personnelle, notre passion pour les voyages, bref un désire guidé par nous-même ou bien si nous sommes victimes de l’effet mouton? 

Le concept de vacances s’est développé avec les congés payés de 1936. Mais dès lors, le “tourisme social” a pointé le bout de son nez en proposant toutes sortes d’activités et colonies de vacances. Désormais, “c’est la norme” de partir en vacances, selon le sociologue Rodolphe Christin.

À travers son entretien sur les vacances aujourd’hui, voyage et tourisme sont à différencier : “le voyage est une quête presque philosophique, la recherche d’une connaissance sur soi, les autres et le monde.” Or, le tourisme ne peut pas ou “difficilement y répondre car il est devenu une réelle industrie du divertissement”. Maintenant, nous partons afin “d’oublier le monde”, mettre de côté nos problèmes et laisser notre travail. Nous partons pour déconnecter plutôt que pour le découvrir. Or, c’est ce que nous sommes censé faire lors d’un voyage : découvrir. Par ailleurs, Rodolphe Christin le décrit bien : les vacanciers sont perçus comme une source de profit ce qui saute d’ailleurs aux yeux dans les destinations les plus touristiques, ou foisonnent en masse restaurants, hôtels, clubs de vacances et organismes avec de multiples activités à proposer.

Voyager, c’est partir à l’aventure, connaître des péripéties au cours de la route, rencontrer des problèmes et les résoudre, rencontrer des locaux…
Alors certes, un voyage organisé c’est toujours mieux, et cela permet de ne pas manquer les “incontournables” ou d’éviter les gros pépins. Mais n’oubliez pas de laisser la place à l’imprévue, c’est aussi ce qui fait la beauté du voyage, et parfois les meilleurs souvenirs !

Marin de Viry, écrivain et critique littéraire, déclare même: “là où le voyage était un besoin, au XVIIIème, pour devenir un homme, se former, parachever son âme et son intelligence, il devient quelque chose de statutaire au XIXème, puis une simple façon de « s’éclater » aujourd’hui.”

Mais alors, est-il encore possible de voyager dans notre monde globalisé où tout est connu et plus rien ne serait à découvrir ?

Il est vrai qu’avec toute cette publicité, ces “dispositifs marketing et commerciaux” pour présenter les destinations, on pense tout connaître…

Il est possible de se renseigner si bien sur une destination qui nous intéresse, que nous la connaissons parfaitement sans même y avoir jamais mis les pieds.
D’ailleurs, combien de fois avez-vous été déçus en vous attendant à voir quelque chose (d’après vos recherches sur internet ou en agence de voyage) alors que la réalité en est tout autre?
C’est comme au resto: la photo du plat est alléchante mais le plat une fois arrivé en bouche perd toute sa saveur..

Certains l’auront probablement remarqué : se promener, visiter dans la “banalité du réel” est parfois la meilleure chose à faire quand on veut de l’authentique et du réel.

Le conseil de Pause Replay pour les amoureux des “voyages” : n’hésitez donc pas à “redécouvrir” le monde en partant à l’aventure, au contact des locaux, et en quittant votre petit confort, vous ne serez que plus heureux de votre expérience !

Références:

Krief, B. (2017). Vacances : combien de temps partir pour revenir en pleine forme à la rentrée ?. [online] L’Obs. Available at: https://www.nouvelobs.com/sante/20170719.OBS2304/vacances-combien-de-temps-partir-pour-revenir-en-pleine-forme-a-la-rentree.html [Accessed 19 Jan. 2020].

Bastié, E. (2014). Tourisme pour tous ! Comment la modernité a tué le voyage. [online] Le Figaro.fr. Available at: https://www.lefigaro.fr/vox/culture/2014/07/25/31006-20140725ARTFIG00170-tourisme-pour-tous-comment-la-modernite-a-tue-le-voyage.php [Accessed 25 Jan. 2020].

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